Stage chez Jugeote, mon rapport plurimédia

Jugeote, le média qui en a !

Stagiaire chez Jugeote, que s’y passe-t-il ?

Juliette, Isabelle et moi lors de la visite du restaurant « Chez Faty » ( avec la charlotte) pour un article culinaire.

Cela fait maintenant deux mois que j’ai débuté mon stage au sein du média Jugeote, basé à Bordeaux. En contactant Isabelle Camus, la créatrice et rédactrice de ce pure player, je ne savais pas dans quoi j’allais m’embarquer. Je me posais beaucoup de questions et j’étais dans l’inconnu pour la suite de cette expérience. Désormais, je peux enfin répondre à toutes ces interrogations. Enquête sur les backstages d’une journée chez Jugeote, le média qui en a !

Un univers totalement inconnu aux premiers abords

Nous sommes le mardi 1er février à 10h, lorsque je me présente devant ce grand bâtiment au 134 Cours du Médoc à Bordeaux. Avant de sonner à l’interphone, je me remémore les quelques informations que j’ai concernant Jugeote. Dans mon esprit, une petite liste se façonne :

  • Isabelle Camus, maître de stage qui a tenu plusieurs blogs ici à Bordeaux.
  • Son appartement est aussi son bureau et son lieu de travail.
  • Un troisième être nommé Clifton sera présent tout le stage, c’est son chat !
  • Pour terminer, je sais que « le stage sera super et qu’on va faire pleins d’articles », mais je n’en sais pas plus.

Évidemment, comme tout bon apprenti journalisme, je me suis renseigné sur le média. J’ai découvert que Jugeote était un pure player assez intéressant et surtout, qui abordait des sujets inédits.

Bannière et haut de page de Jugeote.

Il faut savoir aussi que je suis fan absolu de sport et que mon cursus à l’EFJ se base sur l’envie et le but d’être journaliste sportif. Mais j’étais conscient que mes journées n’allaient pas être rythmées par une multitude de sujets sports.

J’ai alors enfin sonné et c’est Isabelle qui m’a ouvert. Tout de suite, j’ai retrouvé sa gentillesse et sa joie de vivre ressenties au téléphone. Elle m’a emmené dans son appartement, où j’ai pu découvrir mon lieu de travail pour les deux prochains mois. Pour faire court, j’aperçois directement Clifton, son chat roux et j’observe aussi l’immense panoplie de livres et de films rangés dans toutes les étagères du salon.

Isabelle et Clifton devant une partie de sa collection culturelle.

La première journée, comme toujours dans un nouvel environnement, m’a paru très longue. Je me questionnais beaucoup, en me demandant pourquoi j’étais venu ici, dans cet espace qui ne me ressemble pas.

Cependant, le travail de cette première journée de stage était intéressant. Je retrouvais un exercice que j’appréciais, celui de la rédaction d’articles web.

En rentrant le soir, je me suis fait à l’idée que le stage allait être aux antipodes de ce que j’ai l’habitude de faire et de produire. Mais pas de soucis, mon aventure chez Jugeote était lancée !

Un rôle bien clair dès le début

Très vite, je me suis rendu compte que je n’allais pas être l’assistant d’Isabelle, à faire les tâches ingrates. J’étais en réalité un deuxième rédacteur en chef, mais pas seulement !

Quand on gère un média-blog seul(e), rédiger des articles ne suffit pas. Il faut aussi endosser le rôle de community manager, de secrétaire ou autres.

Du 1er février au 25 mars, de 10h à 18h, j’ai donc alterné entre toutes ces casquettes du métier. Et maintenant je peux le dire, c’est plaisant car on sent qu’on a une forte responsabilité au sein du média.

Des missions constamment différentes

Jugeote se veut être assez éclectique, restant toujours engagé dans la cause animale, des femmes et aussi l’écologie. Les articles sont souvent en rapport avec le milieu de la culture et les grandes idées directrices citées juste avant. Chaque jour, la mission principale est la rédaction d’articles, que l’on poste ensuite sur le site. Autour de ces productions, d’autres missions secondaires, mais pas moins négligeables, se greffent.

Il faut savoir qu’Isabelle connaissait mon attirance pour le sport. C’est pourquoi elle m’a laissé rédiger et créer des articles sur des sujets sportifs. Il y en a six si je ne me trompe pas.

Il était difficile de décrire toutes mes missions lors de mon stage, car le média est tellement éclectique que le dernier jour, j’aurai pu me retrouver à aborder un sujet d’une manière totalement inédite. Maintenant ces deux mois achevés, je peux enfin répondre à ces interrogations et montrer l’envers du décor de ces articles Jugeote.

 J’étais donc avant tout un rédacteur, maniant différents sujets et formats (interview, compte-rendu, critique, reportage, enquête).

Lorsqu’un article était écrit, je démarrais le processus de relecture, très important. Dans un premier temps seul, puis avec Isabelle qui m’apportait quelques précisions et son style dans certaines lignes. Ensuite, je m’occupais du fameux référencement, le SEO.

Nous utilisions WordPress, qui contient dans son back-office une fonction pour analyser et corriger le SEO de chaque article. Encore une fois, les cours proposés par l’école m’ont permis d’obtenir souvent un référencement très bon.

Interface de WordPress avec le système de vérification et d’analyse du SEO.

Évidemment, lorsque l’article est publié, il fallait le promouvoir devant un maximum de potentiels lecteurs. C’est pourquoi nous entamions nos « vagues » de partage sur les réseaux sociaux. À coups de posts Instagram, LinkedIN, Facebook, YouTube et de stories, nous cherchions à attirer le regard des gens sur nos nouveaux articles. Ce moment dans la journée est plutôt « cool » car on fait preuve de créativité et d’originalité.

Pour écrire tous ces articles, Internet n’était pas seulement notre seul source. Nous étions souvent amenés à participer à des conférences de presse, des inaugurations et des expositions. Après ces évènements, la publication d’un article sur ce sujet était souvent la finalité. Ces missions peuvent paraître peu en quantité, mais elles prenaient toutes mes journées de stage. Rien n’était planifié par un emploi du temps. Isabelle et moi procédions justement en fonction de l’avancée de nos articles.

Conférence de presse du festival Bordeaux Rock.

Jugeote, le média qui en a, a donc été un stage très instructif pour moi (cf : bilan personnel). J’ai découvert de nouvelles facettes de ce beau métier et j’ai su sortir de ma zone de confort qu’était le sport, en découvrant de nouveaux sujets. Je pense avoir beaucoup évoluer dans ma manière d’écrire grâce à ces missions éclectiques. Vive la culture, vive Bordeaux et surtout vive Jugeote !

Lors de ces deux mois, j’ai fait de nombreuses sorties et assisté à un bon nombre d’événements. J’ai retranscrit pour vous, le souvenir d’une soirée qui restera une expérience marquante de ce stage chez Jugeote.

La soirée de toutes les découvertes

Opéra National de Bordeaux Grand-Théâtre, place de la Comédie.

Le soir du lundi 28 février 2022, je me suis rendu vers 19h15 devant l’Opéra National de Bordeaux, au Grand-Théâtre. J’y ai retrouvé Isabelle, ma maîtresse de stage, mais aussi ma collègue stagiaire Juliette. Nous étions présents pour la représentation du ballet classique le plus ancien du monde, « La Fille Mal Gardée ». En plein début de guerre entre l’Ukraine et la Russie, le maire et ses élus étaient venus pour un petit mot de soutien. Reportage sur cette soirée marquante.

17h, je quitte l’appartement d’Isabelle en avance pour se retrouver le soir même devant le Grand Théâtre. Elle me confie : « Tu vas voir, ça va être génial ce que tu vas découvrir ». Étant un néophyte de ce genre de sorties et d’évènements, je me suis questionné tout l’après-midi sur ce que j’allais découvrir.

Un lieu inédit

19h17, je rejoins Isabelle et Juliette qui s’était retrouvée au détour d’une rue. On est encore en février, il fait froid et la nuit est déjà tombée. La place de la Comédie est pourtant bien peuplée, entre les jeunes en terrasses, l’artiste de rue qui chantonne une douce mélodie anglaise. Le spectacle est à 20h mais avant, le maire Pierre Hurmic et certains élus doivent arriver pour un événement spécial.

Tous les trois, nous entrons alors dans l’opéra. À quelques jours du retrait de la restriction du pass sanitaire et du masque, nous entrons donc masqués dans le hall. Et là, je comprends que je viens de rentrer dans un univers à l’opposé de ce que je connais habituellement. Hormis la dizaine de journalistes présents pour voir Mr. Hurmic, je suis attiré par l’architecture du lieu, comme lorsqu’on découvre un musée et un endroit prestigieux. Pour moi, dans mon éducation, les opéras et les théâtres sont des lieux « élitistes ». Ma présence est donc inédite.

Il y fait bon, les décorations avec les statues sont superbes, je n’ai clairement pas l’habitude de ça. Comme un enfant, on a envie de tout découvrir et on ose rien toucher car on est captivé par tout ce qui nous tombe sous les yeux. Et puis, les gens sont différents, dans le sens où tout est fait pour bien s’y sentir, les hôtesses d’accueil sont disposées dans tout le hall. Près de nous, on trouve des photographies du spectacle que l’on va voir d’ici 45 minutes. Cela fait environ 5 minutes que nous sommes entrés, mais le lieu me parait toujours aussi majestueux et grand. Je suis vraiment en découverte totale.

« Franchement, j’avais déjà visité un opéra, mais celui-là, waw il est vraiment beau. Et on n’est même pas encore dans la salle » me confie Juliette en observant tout comme moi le plafond.

L’escalier principal qui donne sur les différentes entrées de la salle domine au fond de la pièce. L’architecture moderne de certains éléments se marie totalement avec les statues, les constructions anciennes qui font tout le charme du lieu. Cela fait seulement 5 minutes que je suis là, mais déjà la soirée restera dans mon esprit pendant un moment, c’est sûr.

Le soutien au peuple Ukrainien, une première

Deux jours avant, la maîtresse de stage nous avait annoncé qu’en vue de l’actualité internationale, le maire allait s’exprimer. Il faut savoir que j’avais déjà croisé le maire écologiste lors de l’inauguration d’une exposition photos un peu plus tôt au cours de mon stage.

« Qu’est-ce que nous attendons ? » questionne Isabelle à Anne Quimbre, l’attachée de presse du Grand Théâtre. Elle répondra d’ailleurs : « Nous attendons juste l’arrivée de monsieur le maire, mais aussi de l’ambassadeur. » Je me suis dit que cette soirée allait être digne d’un film. Avec la « haute aristocratie » qui vient assister à un ballet, du haut de leur balcon.

19h30, Pierre Hurmic, le maire de Bordeaux et un groupe de 8 personnes entrent dans le hall. Je vois notamment Emmanuel Hondré, le directeur du Grand Théâtre. Les gens sourient à la « troupe » qui avance vers les escaliers. Pierre Hurmic arrive ensuite à notre hauteur et salut lentement, mais chaleureusement Isabelle et nous-même. Je suis très surpris, car les deux entament une discussion et le maire a la main sur son épaule et dit « Comment vas-tu Isabelle depuis la dernière fois, c’est sympathique de se retrouver ici pour cette soirée ! ». La coordinatrice de l’événement nous invite à monter ces grands escaliers et en même temps, le maire et son adjoint Dimitri Boutleux discutent toujours avec elle.

Je ne savais pas où l’on se dirigeait et je suivais donc des gens que je n’avais jamais vu de ma vie, mais j’écoutais les discussions. Ça parlait d’architecture du XIIIe siècle, de musique contemporaine. Après les grands escaliers principaux, place à des escaliers demi-tournants plus resserrés. Plus on avance et plus on sent que l’on accède à un endroit où personne ne se trouve habituellement.

Le dernier étage atteint, on traverse une sorte de tunnel qui mène vers la lumière de la place de la Comédie, vers le bruit. Finalement, cette escapade a permis d’être sur l’un des plus beaux toits de Bordeaux. La vue d’ensemble est indescriptible. On surplombe clairement, aux côtés de statues, l’ensemble de la ville. Après la découverte du hall, c’est une deuxième « claque » que je me prends car de suite, je me rends compte de la chance que j’ai d’être ici.

Nous sommes une vingtaine réunie sur ce fabuleux toit. Journalistes, élus et maire, tous prennent quelques minutes pour observer la vue de ce soir de 28 février. Ce petit groupe est présent pour assister à la prise de parole du maire et des élus concernant l’actualité forte du moment, la guerre en Ukraine. Cette réunion a pour but d’apporter son soutien à la nation jaune et bleu et d’élever son drapeau près du drapeau français.

« Franchement, c’est superbe ce moment, merci à tous d’être venus ici, dans ce lieu, c’était je pense, important pour nous tous et toute la France, soutenir par le biais de la culture à cette Ukraine blessée et agressée », clôture le maire Pierre Hurmic.

Nous avons réalisé pour Jugeote, une vidéo afin d’illustrer ce moment de communion, et ce moment à part de la soirée.

Après cet événement, place au clou du spectacle, le ballet classique.

Un retour en enfance contre toute attente

Je mens si je n’avoue pas que j’avais des préjugés sur le ballet classique. Pour moi, la danse classique est un spectacle qui, je le pensais, ne m’attirais pas du tout par son ambiance, sa longueur. Je me dis donc qu’il y a deux possibilités, soit mon idée se confirme et je n’irais plus jamais à l’opéra, soit je prends une troisième « claque » et je découvre quelque chose de tout nouveau pour moi. Vous vous en doutez, la deuxième option est la conclusion de cette soirée.

À mon arrivée dans la salle, je réalise enfin la beauté que contient une salle d’opéra. Chaque détail est à observer, le toit avec sa peinture digne de la Chapelle Sixtine, les dorures partout sur les balcons et les piliers rendent la pièce encore plus « prestigieuse ».

Durant les 5 minutes qui précèdent le début de la représentation, je ne cesse de regarder partout. Je me tourne vers Isabelle qui, fière de nous en mettre plein la vue lance : « Je pense que rarement dans vos futures carrières de journalistes, vous n’allez voir un opéra aussi beau et impressionnant. » Juliette et moi acquiesçons de la tête. Les lumières s’éteignent alors et « La Fille Mal Gardée » peut débuter.

Environ deux heures et demie plus tard, les lumières se rallument et laissent place à la beauté de la salle, encore une fois. À l’esprit, je n’ai que le spectacle auquel je viens d’assister. « Honnêtement, j’ai adoré, j’étais à fond dans l’histoire et c’était comme un Disney. Les musiques, les décors, l’environnement, je n’aurai pas pu rêver mieux pour découvrir ce qu’est le ballet classique », sont mes premiers mots en direction d’Isabelle et Juliette totalement ravies. Elles aussi sont aux anges.

 Pour ma part, je pense avoir assisté au meilleur spectacle possible pour une première. Les costumes, les attitudes et les décors nous plongent parfaitement à l‘époque du XVIIIe siècle. Je ne sais pas pourquoi, mais ce saut dans le temps m’a vraiment fait retomber en enfance et je me suis senti comme au cinéma, observant un film que j’apprécie. Quelques images sont à retrouver à la fin de la vidéo que nous avons réalisée.

Une expérience nouvelle mais concluante

J’ai choisi cette soirée pour évoquer un moment marquant de mon stage, car elle mélange tout ce que j’ai pu faire durant ces deux mois. Entre découverte, culture et production journalistique, tout était réuni pour que la soirée se passe pour le mieux. Et si je devais terminer en donnant mon avis, allez voir ce superbe spectacle conçu le 1er juillet 1789 ici même au Grand Théâtre. Cette soirée restera dans ma mémoire pour de nombreux temps, j’en suis certain.

L’interview d’Isabelle Camus, la madame Jugeote

Comment ne pas terminer ce bilan sur ce stage de deux mois à Jugeote, sans s’intéresser à celle qui m’a permis de réaliser ceci. Dans cette interview, Isabelle se confie sur ses inspirations, son parcours et ses goûts actuels. Découvrez qui se cache derrière Jugeote, le média qui en a !

Annexe de Jugeote

Jugeote publie plusieurs articles par semaine sur des sujets totalement variés. Que ce soit la nourriture, en passant par l’écologie, sans oublier les sujets sociétaux et la culture, le média bordelais est assez polyvalent pour toucher un maximum de personnes avec ses articles. Isabelle Camus m’a donné carte blanche sur certains sujets et certains angles. J’ai donc pu parler de sport de manière originale mais pas seulement. Des sujets totalement à l’opposé de mes passions m’ont été confiés et cela a rendu des articles très intéressants. Voici un petit florilège de mes productions lors du stage.

Lien vers Jugeote : https://jugeote.media/

Lien vers mes articles (faire crtl + clic) :

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